Je m'appelle Axel. En 1863, j'habite à Hambourg, en Allemagne, chez mon oncle, le professeur Lidenbrock. Il est géologue : il étudie les pierres et l'intérieur de la Terre. C'est un savant très intelligent, mais très impatient et souvent en colère. Dans la maison, il y a aussi Marthe, la cuisinière, et Graüben, une jeune fille de dix-sept ans. Mon oncle s'occupe d'elle. Graüben et moi, nous nous aimons.
Le 24 mai, mon oncle rentre à la maison très excité. Il a acheté un vieux livre islandais, écrit au douzième siècle. Dans le livre, un vieux papier tombe. Il est couvert de lettres étranges : ce sont des runes, une ancienne écriture d'Islande. Mon oncle les traduit en lettres normales, mais le texte ne veut rien dire. C'est un message secret, un cryptogramme. Il découvre aussi un nom : Arne Saknussemm, un savant islandais du seizième siècle.
Mon oncle est furieux de ne pas comprendre. Il dit que personne ne mangera dans la maison avant qu'il ait trouvé la solution. Il ferme la porte à clé. Il cherche pendant des heures, des jours.
Moi aussi, je regarde la feuille. J'ai chaud, je n'ai plus d'air. Alors je me sers de la feuille pour m'éventer. Tout à coup, quand je vois le dos de la feuille, je lis des mots latins ! Il faut lire le message à l'envers ! Je lis toute la phrase. Je suis terrifié. Je veux brûler la feuille, pour que mon oncle ne sache jamais. Mais il entre au même moment.
Le lendemain après-midi, je n'en peux plus : nous n'avons rien mangé depuis la veille. Je lui donne la solution. Mon oncle lit :
“Descends dans le cratère du Sneffels que l'ombre du Scartaris vient toucher avant le mois de juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la Terre.”
Le Sneffels est un volcan d'Islande. Mon oncle saute de joie. Il veut partir tout de suite. Moi, j'ai très peur. Je pense que c'est impossible : au centre de la Terre, il fait trop chaud ! Mais mon oncle ne m'écoute pas. Graüben, elle, me dit : “Va, mon cher Axel. Tu quittes ta fiancée, mais tu trouveras ta femme au retour.”